Avoir des cheveux ou des érections : il faut choisir !

Publié le par Paul Bordy

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L’information publiée dans Le Parisien a fait l’effet d’une bombe : le Propecia - l’un des traitements les plus utilisés contre la calvitie - pourrait entraîner une impuissance sexuelle définitive. Quelle ironie ! Alors que la plupart des hommes souhaitent garder leurs cheveux par soucis de virilité, cette volonté entraîne la perte de l’érection, symbole parmi les symboles de masculinité…

 

Alors qu’un vent d’inquiétude souffle sur les patients prenant du Propécia, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) se veut des plus rassurantes : « les effets secondaires de ce traitement sont parfaitement connus » et ils sont « réversibles » à l'arrêt du traitement. Pourtant, son homologue américaine réexamine les risques liés à la molécule. Et on comprend pourquoi : troubles de l'érection, baisse de la libido, voire impuissance… Les effets secondaires du Propecia rapportés par certains patients ayant pris ce traitement contre l'alopécie (chute des cheveux) posent question.

 

Si ces risques sont connus et mentionnés dans la notice du produit, il sont toutefois présentés comme transitoires. Autrement dit, la situation doit retourner à la normale quand le patient cesse le traitement. Malheureusement, certains patients ont rapporté des troubles persistant pendant des mois, voire des années après arrêt total du Propécia.

 

Un effet bloquant sur la testostérone

 

Le finastéride, principe actif du Propecia, bloque l'action de l'hormone mâle, la testostérone, qui encourage la calvitie. Problème : la testostérone est directement liée à la libido masculine et donc à l’érection… Pour l'instant, les preuves concernant la relation de cause à effet entre Propecia et difficultés sexuelles durables restent toutefois maigres : seules 2 obscures études américaines sont parues sur le sujet, la première préconisant plus de transparence vis-à-vis du patient, la seconde peu fiable à cause de l’échantillonnage (71 hommes seulement, choisis de manière douteuse).

 

Selon le patron de l'Afssaps, cette affaire relève « typiquement de la relation bénéfice/risque » que chaque patient doit mesurer, sans minimiser les risques d’effets secondaires. « Les cas d'impuissance sont rares, mais bien réels et on n'en parle pas volontiers », concède-t-il. Toutefois, le Propecia ne compte pas parmi les médicaments placés sous « surveillance renforcée », ce qui contredit de fait l’information révélée par Le Parisien.

 

Aux Etats-Unis, la FDA est en train de réexaminer les risques de persistance de dysfonction érectile après l'arrêt du Propecia. Une initiative lancée du fait du nombre significatif de signalements d'effets secondaires par des particuliers...

 

Pas sûr que cela soit vraiment suffisant pour décourager les patients souffrant d’alopécie : nombreux sont ceux n’ayant en effet observé aucun effet secondaire… Tandis que ceux pour lesquels c’est le cas, l’association Propecia/Viagra a souvent convaincu.Pour en savoir plus sur ces deux médicaments, consultez la pharmacie en ligne http://france.euroclinix.net/

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