Les patients doivent-ils être mieux informés ?

Publié le par Paul Bordy

                               shutterstock 103075514


C’est en tout cas ce que préconisent des chercheurs de l’Université de Californie, San Francisco (USCF). Après avoir mené une étude sur les liens entre le niveau de connaissance des patients et leurs résultats médicaux, ils ont émis 10 propositions afin d’améliorer le système de santé américain.

 

Lors de leur étude sur un fragment de la population américaine, ils ont remarqué que les patients les moins bien informés (généralement aux revenus sociaux faibles) avaient plus de difficultés à effectuer correctement les recommandations des médecins et avaient plus de chance que le traitement de leur maladie ne fonctionne pas de manière optimale.

 Ils ont aussi montré qu’augmenter la connaissance d’un patient permet d’augmenter son bien-être, de réduire ses chances d’attraper une maladie, et qu’à l’inverse les autres patients ont des soucis thérapeutiques et des risques de décès plus élevés.

 

Un cercle vertueux


De plus, un accès à la « culture » médicale pour tous aurait un impact largement positif sur l’ensemble de la société : moins de dépenses à effectuer par l’Etat en matière de soins car moins de patients à traiter, moins de temps d’attente aux urgences…

 


C’est pourquoi les chercheurs de l’USCF ont émis une liste de 10 recommandations afin d’améliorer nos systèmes de santé, qui sont détaillés sur le site SanteLog.net :


« ·         Faire de l’éducation en santé une priorité à tous les niveaux de l'organisation,

·         mesurer les connaissances en santé et utiliser ces mesures pour guider les pratiques,

·         prendre en compte les besoins spécifiques des populations prises en charge,

·         éviter la stigmatisation des personnes qui n'ont pas cette culture santé,

·         offrir un accès facile à l'information santé et aider l’usager à se repérer,

·         diffuser cette information de base via tous supports, papier, audiovisuel, et médias sociaux,

·         prendre en compte le niveau de connaissance santé en lors des visites, prescriptions et situations à risque élevé en utilisant des techniques éprouvées d'enseignement,

·         former le personnel de santé dans les techniques de communication en santé,

·         inciter les patients à mieux connaître leur couverture santé et les actes qu’ils auront à prendre en charge par eux-mêmes. »

 

Le dialogue, une nécessité

 

On peut aussi en profiter pour remarquer qu’un des problèmes en terme de connaissance médicale commence dès le plus jeune âge. Chez les enfants et adolescents, certaines complications médicales peuvent être aussi dues à un manque de communication de ceux-ci envers leurs parents. Et avec la prédominance d’internet, on peut en apprendre beaucoup sur la santé, mais on peut aussi apprendre beaucoup d’informations fausses. D’où la nécessité d’instaure un dialogue de parents à enfants sur la santé, et de mettre ceux-ci en confiance.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article