Lilly part en guerre contre les faux médicaments disponibles sur Internet

Publié le par Paul Bordy

Le laboratoire Lilly, propriétaire de la marque Cialis - le célèbre médicament contre l’impuissance – vient de taper un grand coup dans la fourmilière. Avec une vidéo de fiction choc en guise de campagne pour alerter le grand-public sur le trafic des faux médicaments.

 
 

Une vidéo trash

C’est un film d’environ 3 minutes visible sur Youtube et baptisé « Le Business du siècle ». Il dévoile sur un ton humoristique les coulisses d’un atelier clandestin de fabrication de médicaments contrefaits. C’est une usine fictive imaginée pour l’occasion, mais d’après ce que les Douanes peuvent réellement retrouver lors de leurs opérations de saisies. Et l’analyse chimique en laboratoire de ces faux médicaments a de quoi faire peur… Les douanes ont retrouvé des composants toxiques potentiellement très dangereux pour la santé, tels que de la peinture de marquage routier, de l’ arsenic ou de l’acide borique.

 

Trop de faux médocs sur le web

Selon l’OMS, plus d’un médicament sur deux vendu sur Internet est une contrefaçon. Les faux médicaments prennent souvent l’aspect du médicament original mais sous ce packaging trompeur se cache bien souvent une composition très différente avec une absence du principe actif, et parfois comme on l’a vu présence d’ingrédients toxiques. Même si c’est plus rarement le cas, il peut aussi y avoir un surdosage du principe actif (très dangereux) ou une date de péremption falsifiée. Sans compter les conditions d’hygiène déplorables dans lesquelles ces produits sont fabriqués.

 

Le problème majeur vient de l’équipement des trafiquants qui n’hésitent pas à se servir des technologies les plus avancées afin de rendre leurs médicaments les plus conformes et ressemblants possible aux originaux. A première vue, il est presqu’impossible de faire la différence entre une contrefaçon et un médicament authentique. Une analyse chimique en laboratoire s’avère alors nécessaire afin de faire la différence.

 

Internet, le terrain de jeu préféré des trafiquants

 

Sans surprise, c’est sur Internet que l’on retrouve la plupart de ces faux médicaments. En Octobre dernier, Interpol a d’ailleurs supervisé une grande opération qui a permis d’identifier 694 sites Internet utilisés pour de telles activités illicites, et 290 ont depuis été fermés. Ces sites présentent parfois le design trompeur de véritables pharmacies en ligne, ce qui prête à la confusion. Un moyen de le repérer cependant : les prix proposés sont anormalement bas, avec des réductions frisant parfois les 100%. Pas besoin d’être un génie pour comprendre que cela est impossible et qu’il ne peut s’agir que de contrefaçons.

 

En France, vous n’avez quasiment aucun risque de tomber sur un faux médicament en pharmacie, tant le circuit est rigoureusement contrôlé par les autorités administratives. Mais vous vous exposez fortement dès que vous commandez sur le web, car la contrefaçon  y est de mieux en mieux organisée et en pleine expansion. C’est un marché énorme qui pourrait 75 milliards de dollars en 2010 dans le monde.

 

Faut-il pour autant renoncer définitivement à la vente de médicaments sur Internet ? Il existe tout de même quelques cliniques en ligne sérieuses qui ont su peu à peu se bâtir sur la confiance de leurs patients. Un seul maître mot pour ces cliniques : rigueur. Car elles n’ont pas le droit à l’erreur et prennent en charge tout le système de délivrance d’un médicament, depuis la consultation médicale jusqu’à la livraison et le service après-vente. Avec elles, pas de problème de faux médocs, car elles travaillent directement avec de vraies pharmacies et les laboratoires propriétaires de la marque.

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