Près de 40 % des Français souffrent de troubles du sommeil

Publié le par Paul Bordy

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Alors que c’est aujourd’hui vendredi 16 mars sa Journée, plus d’un tiers des Français ont du mal à trouver le sommeil selon une étude épidémiologique de l'Institut de veille sanitaire (InVS). Plus d’un Français sur 3 (34 %) déclare avoir des troubles du sommeil au moins 3 nuits par semaine et un sur 5 est concerné par l'insomnie chronique.

 

L’étude, mise en place en 2008 par l'InVS, avait pour but de quantifier la fréquence ainsi que la gravité des troubles du sommeil en France. Elle s'appuie principalement sur un questionnaire auquel 12 636 personnes âgées de plus de 16 ans ont répondu. Conclusions : ces troubles concernent plus largement les femmes que les hommes (39 % des réponses contre 29 %), et ils sont plus fréquents avec l'âge (44 % des personnes de plus de 75 ans contre 22 % des 16-24 ans).

 

Pour plus de 80 % des personnes concernées, ces troubles durent depuis plus de 3 mois. Chez les moins de 25 ans, les difficultés d'endormissement sont la cause numéro 1 des troubles, alors que pour leur aînés, il s’agit des réveils nocturnes fréquents. Une personne sur 5 déclare par ailleurs avoir des troubles du sommeil associés à de la fatigue ou à une somnolence diurne excessive.

 

Quand on sait que le sommeil est considéré comme le premier facteur favorisant les capacités physiques et intellectuelles, devant l'alimentation équilibrée, l'activité physique et la lecture, on peut parler de véritable handicap.

 

Des troubles pour lesquels on ne consulte pas

 

Ces troubles, qui peuvent avoir d'importantes conséquences sur la vie quotidienne, « sont insuffisamment pris en charge », assène l'InVS. Seul un tiers des personnes concernées par des insomnies chroniques associées à une somnolence diurne a consulté. Le questionnaire sur lequel est basé l'étude mené par l'InVS était inséré dans l'Enquête santé et protection sociale de l'Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Les résultats complets ne seront publiés dans un Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) qu’en novembre prochain.

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